VTT, Yoga, Les Alpettes et Picasa

Posté à 23:48 dans Divers

Balade à VTT aux Alpettes / Le Gros Niremont - Montage photo

Je profite de ce collage réalisé en jouant avec Picasa pour revenir sur cette sortie récente dans les préalpes Fribourgeoises, au Gros Niremont au dessus de Châtel-St-Denis.

Ce jour-là il faisait un froid de canard mais le ciel était dégagé et le soleil brillait. C’était une belle journée d’automne, avec une lumière magnifique, propice à une belle balade à VTT sur le sol déjà gelé.

Nous sommes partis des Paccots pour nous rendre à Semsales (850m) avant d’attaquer la montée en direction du Gros Niremont (1480m). La majeure partie de la montée se fait sur une petite route campagnarde qui sert d’accès à l’auberge des Alpettes, empruntée habituellement par de nombreux automobilistes qui vont boire un petit verre en altitude. Mais ce jour-là l’auberge avait déjà fermé ses portes pour l’hiver et la température était telle que la plupart des gens devaient se terrer chez eux, laissant ainsi la route libre de tout traffic.

La semaine précédente avait été pénible et j’étais content de pouvoir rouler pour me changer les idées. Ca me faisait du bien d’être dehors et de pédaler, d’autant plus que la montée était régulière et que mes jambes fonctionnaient plutôt bien.

C’est alors qu’après de longues minutes d’effort, j’ai soudain réalisé à quel point j’étais immergé dans mon expérience, pénétré par le calme particulier de cette journée froide et ensoleillée, libéré de toute contrainte, de toute pensée. J’étais en train de gravir une montagne en état d’apesanteur, léger comme l’air, en parfait accord avec mon vélo, sans même ressentir l’effort du pédalage.

Je me sentais bien comme on peut l’être quand on s’abandonne totalement à quelque chose. J’étais parfaitement détendu, en harmonie avec ma respiration, à l’écoute des sensations dans mon corps. J’étais très concentré mais en même temps complètement détaché.

J’ai réalisé en fait à ce moment-là tout ce que m’apporte la pratique du vélo. J’ai réalisé comment, en me dénichant un coin de nature sans voitures et en me laissant envahir par le plaisir de rouler, je peux être détendu, déconnecté de tout et complètement investi de ce que je suis en train de faire.

En réalité ce n’est pas une très grande découverte, puisque je sais depuis longtemps que ça me fait du bien de rouler. Mais ça a pris ce jour-là une dimension particulière, comme si j’étais devenu plus Conscient. Conscient comme un yogi expérimenté, mais sur un vélo. Et ça, grâce à une balade dans le froid, un jour où il n’y avait presque personne dehors!

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