Cyclomatic

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13 février : un verre d'eau

Article publié sur cyclo-lecteur le 13 Feb 2009 à 18:52


Comme on le sait, l’amateur sait prendre son temps.

(Jean-Paul Kauffmann, La maison du retour)



Que reste-t-il à Claire comme plaisirs, pour qu’elle entretienne des feux dans sa tête ?

Un peu de lecture (journal, romans lus à haute voix sur disque ou par moi-même), d’écoute musicale, de visionnement de films sur dvd (à petites doses), de promenades à l’extérieur, de rencontres…

Avant tout, il reste ceux de la table, sans doute les plus primitifs chez les individus, et ceux dont l’absence fait le plus souffrir : j’ai été frappé dans l’enquête faite auprès des usagers de l’hôpital par le pourcentage élevé de patients se plaignant des repas qui me paraissent pourtant très corrects. Claire a toujours, beaucoup plus que moi (qui suis un handicapé alimentaire), goûté aux plaisirs de la table. D’Alexandre Dumas, j’ai du goût pour D’Artagnan et Monte Cristo, elle ce serait plutôt Porthos et le Dictionnaire de cuisine.

Malheureusement, depuis plusieurs semaines, elle ne peut plus guère que participer aux préparatifs des repas (choix des ingrédients et des recettes, épluchage, directives) et je m’y colle, avec plus ou moins de bonheur, bien sûr. Je me défends pourtant pas mal en cuisine, même si je n’ai pas les qualités de mon frère aîné Michel, inventeur et poète de la cuisine. D'ailleurs, j’y ai toujours pris plaisir, à cuisiner.

Et même, depuis quelques jours, Claire ne peut pratiquement plus participer ; sa main droite, qu’elle ne peut plus diriger, ne lui permet plus d’éplucher même de simples pommes de terre. Elle est condamnée à seulement choisir et me guider ; elle ne peut plus tirer le rêve des condiments et des mélanges savants qu’elle aimait. Avec elle, les plats cuisinés couraient, voltigeaient, ailés, avec moi, ils marchent à pied et parfois s’enfoncent sur la table, figés. La cuisine ne tutoie plus le ciel, elle est devenue bien terre à terre.

Pourtant, depuis la semaine dernière, nous avons décidé d’inviter à nouveau, une fois par semaine, quelqu’un à déjeuner. Oh ! Une seule personne à la fois, donc surtout des célibataires, ou des couples qui acceptent pour une fois de se scinder en deux. Et chaque fois, de faire un plat un peu plus relevé, que je confectionne selon les directives de Claire. Et sur cette lancée, je me mets à mitonner d’autres jolis plats pour les jours plus ordinaires.

Ainsi, ce midi, on avait décidé de dessaler la morue que nous avions en réserve. Oui, mais comment la cuisiner ? Claire me dit d’utiliser l’aubergine et les pommes de terre. Je les ai donc fait revenir d’abord à la sauteuse (délicatement, à l’huile d’olive, sans trop chauffer), puis cuire à l’étouffée (vapeur) ; parallèlement, j’ai fait cuire la morue à la vapeur, que nous avons dépiautée à deux (à la rigueur, elle pouvait mettre ses doigts et écarter les fibres), et dont nous avons enlevé les arêtes. Ensuite, additionnée d’une pointe d’ail, la morue est allée rejoindre pommes de terre et aubergine dans la sauteuse.

Le résultat était effectivement savoureux.

Claire mange peu désormais, en faible quantité. C’est qu’il lui faut beaucoup de temps, d’abord pour piquer dans l’assiette – je lui conseille de plus en plus souvent l’usage de la cuillère – et ensuite pour apporter jusqu’à la bouche la fourchette ou la cuillère sans en perdre une partie en route, quand ce n’est pas la totalité. Donc elle me demande de la servir petitement. Je l’observe bien sûr, lui indique de redresser la cuillère ou de pousser l’aliment qui tend à sortir de la bouche. Et je souris, manière non pas de me moquer, mais de lui dire : « Je suis avec toi ! »

Et soudain, ce midi, alors même qu’elle savourait ce plat vraiment succulent (je lui en ai servi une seconde part), j’ai traversé les rivières du temps, et j’ai brusquement revu ma grand-mère dans les dernières années de sa vie qui avait les mêmes difficultés avec sa main droite, et qui mangeait avec peine.

Et Claire me dit : « Quand même, quelle vie je te fais mener ! » Je lui ai rappelé alors que ma mère avait gardé cinq ans à domicile ma grand-mère diminuée par une congestion cérébrale (comme on disait alors, un AVC sans doute), tout en élevant cinq filles qui lui restaient encore, et sans beaucoup être aidée en ce qui concerne les soins d’intérieur par mon père. Tout de même, ce que ma mère a fait, ne puis-je pas le faire, dans des conditions nettement plus faciles ! On oublie toujours, je crois, dans l’étude de cas comme le nôtre, la dimension affective. Quand cette dimension existe, aucune tâche n’est rebutante, et on trouve les moyens de réussir, de vaincre.

Eh oui, on peut sourire devant ses petits malheurs, car le jour continue à filtrer à travers nos paupières, et, en considérant la paille qui aide Claire à boire, nous sentons bien que le monde tient dans un verre d’eau.

Article publié sur cyclo-lecteur le 13 Feb 2009 à 18:52

Dring Dring

Article publié sur le 13 Feb 2009 à 17:30

Article publié sur le 13 Feb 2009 à 17:30

Merci bien cher ami mais je vais l’ouvrir…

Article publié sur Jepedale.com le 13 Feb 2009 à 10:19

J’ai un problème avec les pilotes de scooters. Je devrais dire pour être diplomate, avec certains pilotes de scooters, mais “énervé par la colère” je vais faire au plus court. Donc, les pilotes de scooters m’agacent. Je passe évidemment sous silence la pollution générée par le pot d’échappement qui est infiniment plus désagréable à “respirer” que [...]

Article publié sur Jepedale.com le 13 Feb 2009 à 10:19

[Test] Casque Ekoï City E+ et sa visière écran

Article publié sur Weelz.fr le 13 Feb 2009 à 9:26

Ekoï City E+ et sa visièreVoilà maintenant plus de 6 mois que le casque de vélo urbain de chez EKOÏ, le City E+, est sorti. Annoncée à la base un mois plus tard, la sortie de sa fameuse visière intégrée s’est finalement fait attendre, et c’est depuis quelques semaines seulement que vous pouvez vous la procurer (Visière + casque ou bien visière seule).
Après avoir roulé quelques semaines avec, voici mes impressions…

De quoi s’agit-il ?

Oui, pour ceux qui découvre seulement ce site (comment est-ce possible?!), le Ekoï City E+ est un casque de vélo 100% conçu pour le cycliste urbain. Couleur noire, design sobre, aérations recouvrable grâce à un cache pluie en simili-cuir, éclairage arrière à LED clignotantes intégré, tout a été pensé pour le vélo en ville.

Mais l’accessoire ultime de ce casque, c’est bel et bien sa visière, qui vient s’intégrer en lieu et place de la 1ère visière noire, et qui lui donne un look de casque de scooter. Beaucoup attendaient cet accessoire avec impatience, notamment les porteurs de lunettes de vue, très peu ami avec le vent et la pluie, et qui voyaient là une solution à leurs problèmes.

Le casque

...le regard concentré du cycliste urbain ! :P

...le regard concentré du cycliste urbain ! :P

Lors du 1er article sur ce casque, je vous avait promis d’y revenir avec un vrai test “terrain”, dès que je pouvais obtenir la visière qui allait avec. Les mois ayant passés, je peux vous faire aujourd’hui un bon retour d’expérience, utilisant ce casque régulièrement.

Le City E+ s’apprécie en 1er lieu pour sa légèreté : 280 grs pour un casque de ce tarif là, c’est tout à fait honorable. Second atout : le cache en simili-cuir est un vrai plus. Par beau temps, une fois retiré, les aérations jouent naturellement leur rôle, et lors des froids jours d’hiver (lorsque vous n’avez pas oublié celui-ci à la maison…), le cache isole réellement votre crane des basses températures. Toutefois, dommage que les velcros soit de qualité moyenne. Sans pour autant s’envoler dès que vous roulez, mais on sent que le cache se fixe moins bien qu’avant.
Autre défaut : la molette du serrage micro-métrique, qui a la fâcheuse tendance de se déserrer lorsque vous roulez…dommage.

Ces défauts mineurs mis à part, le City E+ reste un bon casque qui présente l’atout d’avoir des accessoires pratiques, dédiés à l’utilisation urbaine, ce que ne propose pas la concurrence pour le moment. Le tout pour un prix très abordable de 29€ (44€ avec la visière écran).

La visière

En attendant la visière fumée catégorie 3...

En attendant la visière fumée catégorie 3...

J’y viens, j’y viens ! Voilà donc quelques semaines que j’utilise le City E+ et sa visière. Disons-le tout net : Je suis un peu déçu. Je vais vous expliquer pourquoi.

Coté design et look, rien à redire. L’accessoire a le mérite d’attirer le regard des personnes dans la rue, de par son originalité. Déjà que l’on croise encore trop peu de cyclistes casqués, un casque avec visière typé scooter, c’est encore moins commun !

En fait, ma déception vient principalement du fait que je m’attendais à un meilleur isolement du visage. C’est-à-dire que je pensais que l’air dû à la vitesse sur le vélo allait facilement être redirigé sur les cotés. Ce qui n’est pas forcément le cas, notamment à bonne allure, l’air s’engouffre sous la visière et viens vous picoter les yeux (oui, vous avez remarqué, j’ai toujours ce souci avec mes yeux, pas vous ?! :P).

Bon, certes, je chipote un peu, et ce désagrément est tout de même moins marqué avec la visière que sans, bien entendu.

En revanche, comme dit plus haut, les porteurs de lunettes vont être ravis, notamment les jours de pluie. Les gouttes sur la visière s’enlèvent facilement d’un revers de main, chose moins facile à faire directement sur des lunettes !

Enfin, dernier atout de cet accessoire : son prix, de 15€, qui ne vous forcera pas à emprunter sur 10 ans pour vous offrir confort et originalité au guidon de votre destrier ! L’ensemble casque + visière écran est vendu à 44€ directement sur le site Ekoï.

Attendons désormais que les autres fabricants suivent l’exemple de Ekoï et sortent d’autres accessoires de ce type, réellement dédiés au cycliste urbain…

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Article publié sur Weelz.fr le 13 Feb 2009 à 9:26

9 Million Bicycles in Beijing - Katie Melua

Article publié sur Jepedale.com le 13 Feb 2009 à 9:00

It is Friday so it’s video time. Today a sweet and nice video from Katie Melua who talks about bicycles…utch! Lyrics: There are nine million bicycles in Beijing That’s a fact It’s a thing we can’t deny Like the fact that I will love you ’til I die We are twelve billion light years from the edge That’s a guess No-one [...]

Article publié sur Jepedale.com le 13 Feb 2009 à 9:00

[Photo] : N&B

Article publié sur Planete Libre : L'esprit freeride le 13 Feb 2009 à 6:52

  • Rider : Bruno M.
  • Spot : Rocher des vierges.

Article publié sur Planete Libre : L'esprit freeride le 13 Feb 2009 à 6:52

Salon du Vélo Montréal 2009

Article publié sur Répare ton vélo le 13 Feb 2009 à 6:10


La vélomanie débarque en ville

7e édition du Salon du Vélo Expodium

Montréal, le 10 février 2009 – C’est le week-end des 20, 21 et 22 février prochain qu’aura lieu, à la Place Bonaventure de Montréal, le 7e Salon du Vélo Expodium. Ce salon qui est maintenant un incontournable pour tous les amateurs de vélo est une bonne occasion de dissiper les blues de l’hiver et pour débuter la planification de nos loisirs et de nos sorties sportives de l’été.

Comme nouveautés cette année, nous retrouverons entre autres :

· Lancement officiel au Salon de la campagne d’abonnement à BIXI, le tout nouveau service de vélo en libre service disponible aux Montréalais dès le printemps 2009.

· Gagnant de plusieurs prix d’innovation et dévoilé au grand public pour la toute première fois au Canada : le dérailleur électronique Shimano. Ce nouveau dispositif technologique représente une évolution encore jamais vue dans la composante d’un vélo.

· Présentation du vélo E-114 d’Argon 18 qui a remporté un très réputé Eurobike Award dans la catégorie «Speed Bike».

· Plusieurs lancements de produits conçus et fabriqués au Québec dont Propulsion, un tout nouvel appui dos qui s’installe sous la plupart des selles pour un support adéquat et efficace lors des montées et Kargoo, une remorque pour vélo spécialement adaptée pour le cyclotourisme.

· Le nouvel ordinateur d'entraînement Polar CS600X avec fonction de géolocalisation (GPS)

· Dévoilement officiel de la nouvelle Boutique Concept Guru, fabricant de vélos haut de gamme de Montréal

· Première présence au Salon de plusieurs régions de l’Ontario qui présentent leurs plus beaux circuits cyclables

· Plusieurs nouvelles régions du Québec dont Québec, Manicouagan (Véloroute des baleines) et Shawinigan

En plus de découvrir les nouvelles lignes de vélos 2009 des plus grands manufacturiers comme Kuota, Look, Opus, Devinci, Giant et plusieurs autres, des compagnies de vêtements adaptés pour les cyclistes sont également présentes dont des marques réputées comme Louis Garneau, Pearl Izumi, Sugoi et Nalini.

À ne pas manquer

Lors de la cérémonie d’ouverture du 20 février à 13 h, les personnalités suivantes prendront la parole :

· Jan P. Dubé, président d’Expodium International Inc et promoteur du Salon

· Un représentant de Swiss International Air Lines

· André Lavallée, maire de l’arrondissement Rosemont et responsable du transport BIXI

· Catherine Dupont, directrice générale du Canal Évasion

· Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec

· Louis Barbeau, directeur général, Fédération québécoise des sports cyclistes

· Éric Fournier, directeur général de Tourisme Montérégie

Finalement, ce 7e Salon du Vélo Expodium s’adresse à tous les amateurs de plein air, de randonnée et de cyclotourisme, qu’ils soient expérimentés ou débutants. Bienvenue aux familles, le dimanche, alors que l’entrée sera gratuite pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’un parent. Le Salon est présenté en collaboration avec Swiss, BIXI, La Presse, Évasion, Vélo Mag et la FQSC.

Pour connaître la liste complète des exposants ainsi que les tarifs, veuillez vous rendre au www.expodium.ca.

7e Salon du Vélo Expodium

du 20 au 22 février 2009

800, De La Gauchetière O. Montréal

Vendredi 20 février de 12 h à 21 h / Samedi 21 février de 10 h à 19 h / Dimanche 22 février de 10 h à 17 h

Article publié sur Répare ton vélo le 13 Feb 2009 à 6:10

12 février : un début de matinée

Article publié sur cyclo-lecteur le 12 Feb 2009 à 23:16


L’excès des facilités de l’existence détruit toute la joie qu’on a à satisfaire ses besoins.
(Léon Tolstoï,
La guerre et la paix)


Réveil à six heures et quart. Je prends
Le docteur Faustus, de Thomas Mann, l’autre "grand" roman que je lis à petites doses depuis un mois, et qui a la vertu de raccourcir mes insomnies, comme autrefois Marcel Proust. Ne vous y trompez pas, c’est excellent, et j’en parlerai quand je l’aurai achevé. Sept heures moins le quart, je ferme les yeux et somnole, attendant l’heure de Claire. Sept heures et quart, je me lève, enfile mes chaussettes et ma robe de chambre, et descends. Au même instant, comme je titube encore des brumes de la nuit, j’entends la petite cloche de Claire qui m’appelle, pour l’aider à se lever et aller aux W.-C., en s’appuyant sur mon bras. Je dévale l'escalier (elle dort en bas, désormais). Je l’embrasse, lui soulève les jambes, puis lui prends les deux mains pour la tirer vers moi, elle est incapable de se redresser toute seule. Je lui mets les chaussettes, l’aide à enfiler la robe de chambre, l’emmène au petit coin. Elle marche avec beaucoup de difficulté aujourd’hui, comme souvent. La bouche est pâteuse, comme si l’aube de la parole venait s’y instiller goutte à goutte.

Un petit quart d’heure plus tard, emmitouflée dans sa robe de chambre, elle est assise sur le fauteuil roulant. Je vois qu’elle n’a guère de force dans les bras et je pousse le fauteuil jusqu’à la table de la cuisine. J’ouvre les volets, je la laisse s’occuper de ses médicaments, au fond, la seule chose qui lui incombe encore totalement. Je sors le tablier et les serviettes qui lui sont indispensables pour éviter de se cochonner trop, et les lui attache autour du cou. J’attrape les bols, les cuillères et couteaux, les pots de confiture et de miel, le beurre, la boîte de Ricoré, le pain, les biscottes, une galette de sarrasin, j’installe tout sur la table. Je sors le grille-pain, je découpe des tartines et les mets à griller. Je file dans le couloir, prends la clé de la boîte aux lettres, ouvre la porte et retire le canard local de notre boîte. Coup d’œil au gros titre de la Une, c’est sur la Guadeloupe, paralysée depuis vingt jours par la grève générale.

Comme je vois Claire hésiter, maintenant qu’elle a réuni ses multiples comprimés, je lui remplis ses verres d’eau (un destiné aux comprimés de cortisone, un autre pour les autres médicaments) auxquels je joins une paillette dans chaque, puisqu’elle ne peut plus boire autrement. Je mets l’eau à chauffer dans la bouilloire. Claire prend ses médicaments, elle m’épate toujours, moi qui n’en prends toujours qu’un seul à la fois, elle met sept ou huit comprimés et gélules dans la bouche et avale aussi sec.

J’étale le beurre sur les tartines de Claire. J’ai vaincu ma répugnance, et le beurre ne pue pas autant que dans mon enfance. Puis je lui ajoute une lichée de miel. Je mets la Ricoré dans les bols, et la bouilloire chantant doucement, je vais la chercher pour remplir les bols d’eau chaude. Je m’installe enfin, heureux de ce premier repos (très relatif, mais enfin, je suis assis !) depuis sept heures et quart. Il est huit heures.

Je pèle mon orange matinale, et la mange. J’étale consciencieusement la confiture sur ma première tartine, observe Claire du coin de l’œil. Elle a la plus grande peine aujourd’hui encore à amener la main droite à la hauteur de la bouche, comme si un poignard avait tranché l’influx nerveux correspondant. Alors, elle trempe son pain avec difficulté, et mange lentement, utilisant beaucoup la main gauche. Assez rapidement, j’ai achevé mes quatre tartines (la dernière avec du miel) et bu mon "café". Je prépare la suite du petit déjeuner de Claire, une biscotte et une galette de sarrasin que je beurre et enduis de miel. Je range mon bol et mes couverts dans le lave-vaisselle, encourage Claire à continuer sans se presser, tout en lui lisant les principaux titres du journal.

Neuf heures moins le quart. Elle a fini, je débarrasse son coin, lui enlève les serviettes que je vais secouer dehors, lui donne du sopalin pour qu’elle essuie son visage. Dans l’immobilité de son regard, je lis la détresse d’une vie diminuée, atrophiée, estropiée, dépendante. Le jour s’est levé. Je lui donne le journal et monte faire ma toilette.

Neuf heures. Frais rasé et lavé, je redescends torse nu chercher Claire. On a prévu douche aujourd’hui, il faut donc qu’elle monte. Je sens que ça va être difficile, je pousse le fauteuil jusqu’au pied de l’escalier. J’aide Claire à se redresser, je lui donne le bras, et la pousse devant moi, c’est dur. Chaque marche est montée avec lenteur, non sans que je la pousse vigoureusement. Mais enfin, la voilà en haut. J’ai allumé le petit radiateur électrique pour ne pas qu’elle ait froid. Je l’aide à se déshabiller, on dirait qu’elle a encore les pieds dans la nuit. Peut-être dans une nuit étrange, qui m'est inaccessible. J’ai mis le tabouret spécial dans la douche. J’enlève mon pyjama et y pénètre avec elle. Elle s’assoit, je reste debout. Je fais couler l’eau, pas trop chaud, elle n’aime pas, je lui mets le shampooing, frictionne les cheveux, tandis qu’elle se passe le gant savonneux. Je rince. Deuxième shampooing, je lui frotte le dos avec le gant de crin, je me baisse et lui lave les pieds, car elle n’a plus la souplesse pour le faire, et surtout n’arrive plus à soulever le pied droit qui ne répond que rarement.

La douche est finie, mais il faut s’essuyer, je sors de la cabine, prends sa serviette et commence à lui frictionner les cheveux et le dos, je la laisse achever tandis que je me sèche moi-même. Je fais les finitions, le bas des reins, l'intérieur des cuisses, les doigts de pieds, je l’aide à sortir de la douche, et l’emmène dans la chambre, où je l’assois sur la chaise. Son dos n’a plus de tenue, comme s’il partait en fumée, et sur le lit, elle s’effondrerait. Elle s’habille lentement, tandis qu’en tenue légère (slip et T-shirt) je fais mes exercices matinaux. Ces cinq à dix minutes me décrassent de la fatigue déjà accumulée, tout en assouplissant mes chevilles, mes genoux, mes hanches, mon dos, et en musclant mon ventre qui reste encore plat (presque). Je fais aussi ma prière, un simple
Notre père, tout en mouvements inspirés de ceux des Indiens d’Inde pour leurs prières.

Je l’aide à achever de s’habiller, je vais chercher le sèche-cheveux, la brosse, et finis de la coiffer. Elle est toujours belle, notre Claire, en dépit de son œil fermé et de sa bouche qui a l’air d’embrasser un croissant de lune. Avec la brosse, je lui gonfle un peu les cheveux comme elle le souhaite. Je l’aide à choisir un nouveau pull-over, elle aime bien changer, plaire aussi.

Voilà, dix heures moins le quart, on aura mis deux heures et demie pour se préparer ce matin. La descente d’escalier est homérique : tout simplement elle ne peut pas, les jambes la portent encore un peu (si peu) sur le plat, mais pas pour une telle descente, comme si l’escalier de la vie voulait la garder à vue et la punir d’être montée. Claire descend donc
sur le cul, comme elle dit. Moi, je la précède, à reculons, pour l’observer et éviter une roulade inattendue. Elle apprécie le fauteuil roulant qui lui tend les bras. Elle a mal à la vie.

La journée va être longue.



Article publié sur cyclo-lecteur le 12 Feb 2009 à 23:16

21 FéV = Lazy BLZ alleycat

Article publié sur le 12 Feb 2009 à 18:27

Article publié sur le 12 Feb 2009 à 18:27

Energie et équité - Ivan Illich

Article publié sur Jepedale.com le 12 Feb 2009 à 11:00

Le texte “Energie et équité” d’Ivan Illich a d’abord été  publié en 1973 dans Le Monde. Il a ensuite fait l’objet d’éditions augmentées en anglais et allemand. Le plus simple serait de vous dire de le lire car bien que fortement imprégné de la phraséologie un peu lourde à digérer de l’époque, ce texte est incroyablement [...]

Article publié sur Jepedale.com le 12 Feb 2009 à 11:00

PROJECT NORTH

Article publié sur Planete Libre : L'esprit freeride le 12 Feb 2009 à 7:08

Une bonne vidéo scandinave. Avec du dirt, du park et de la descente.
Vous verrez qu'il a l'air de faire assez froid dans leur patelin !
En plus c'est gratuit alors n'hésitez pas et télécharger là ICI


Project North

Article publié sur Planete Libre : L'esprit freeride le 12 Feb 2009 à 7:08

Ecoulement d'air autour du vélomobile

Article publié sur En vélomobile le 11 Feb 2009 à 20:36

L'outil Flow Illustrator permet de générer des simulations d'écoulement d'air sur n'importe quelle forme en 2 dimensions. Cela n'est pas utile pour toutes les applications aérodynamiques, parce qu'en 3 dimensions les écoulements sont bien différents, surtout sur un vélomobile. Mais c'est quand même très rigolo.

On trouve des exemples de simulations sur le Quest :

Il est intéressant de comparer avec le Mango, qui a le même carénage qu'un Quest, mais tronqué à l'arrière :

Joueur, je me suis aussi livré à cet exercice. J'ai calculé le nombre de Reynolds à partir du site Standard Atmosphere Computations, pour simuler une vitesse de 10 m/s, c'est à dire 36 km/h. Voilà ce que ça donne, vu de haut :

Et vu de profil :

Cet exercice a bien sûr ses limites. Ces écoulements en 2 dimensions n'ont pas grand sens étant donné qu'en 3 dimensions, l'écoulement d'air n'a aucune raison de rester dans un plan horizontal ou vertical.

Néanmoins, ces vidéos mettent en évidence ce qui freine tout véhicule se déplaçant dans l'air : ce sont essentiellement les turbulences et décollements d'air à l'arrière qui génère les pertes aérodynamiques et qui freinent le véhicule. C'est pourquoi les vélomobiles ont une pointe arrière effilée, pour tenter de minimiser les tourbillons turbulents qui se produisent à l'arrière.

Article publié sur En vélomobile le 11 Feb 2009 à 20:36

T-shirts pierrequiroule à prix adoucis

Article publié sur Pierrequiroule le 11 Feb 2009 à 14:18

Je sais que c’est encore un peu tôt pour espérer voir le printemps pointer sérieusement le bout de son nez, mais l’envie est déjà là de retrouver le temps des sorties en forêt et des balades sous le soleil.

Alors, histoire de prendre de l’avance sur la saison et se donner le sentiment que le climat s’est déjà un peu adouci, les prix de la boutique ont été revus à la baisse, passant à 16,50 euros pour les t-shirts homme et 15 euros ceux pour dame.

On ne sait jamais, si le printemps suivait le mouvement, ce serait bête de n’avoir rien à se mettre pour l’accueillir, non?

Accéder à la boutique par ici »

Article publié sur Pierrequiroule le 11 Feb 2009 à 14:18

Trop de vélos? Les japonais ont la solution...

Article publié sur le 11 Feb 2009 à 10:22

Article publié sur le 11 Feb 2009 à 10:22

Interview: Olivier, City Bikes Product Manager Decathlon

Article publié sur Jepedale.com le 11 Feb 2009 à 9:00

Je suis extrêmement content de vous proposer aujourd’hui l’interview d’un homme qui compte dans la pratique du vélo en France. C’est un personnage de l’ombre qui a un impact direct sur la vie de milliers (millions ?) de cyclistes quotidiens. Il s’appelle Olivier et est chef de produit vélos de ville chez Décathlon. Le voici [...]

Article publié sur Jepedale.com le 11 Feb 2009 à 9:00