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Comment voyager à vélo gratuitement

Cyclo-voyageur sur un lac salé

Deux des avantages du voyage à vélo sont les possibilité de rencontre qui s’offrent au cycliste et le coût de revient modeste de ce genre de vacances qui fait du bien au porte-monnaie. Ce ne sont pas les seuls, de loin, mais dans le cadre de ce billet ce sont ceux qui, mis ensembles vont nous permettre de faire d’une pierre deux coups.

Si vous êtes adeptes du cyclo-camping, vous savez déjà que se déplacer à vélo et camper ne coûte pas cher. Vous avez peut-être aussi déjà tenté le camping sauvage qui, lui, ne coûte rien, si ce n’est parfois la vue d’un fusil (véridique, les paysans Suisses tiennent parfois un peu trop à ce que leur droit de propriété soit respecté).

Mais il existe encore une autre solution qui, lorsque l’envie d’une bonne douche chaude (et, peut-être, aussi de contact) se fait ressentir, vous permettra de bénéficier gratuitement d’un toit, d’une douche et peut-être même d’un repas.

Evidemment, ça ne fonctionne pas à sens unique et si vous voulez bénéficier d’un accueil chez un habitant généreux vous devrez être vous aussi prêt à accueillir à l’occasion l’un (ou plusieurs) de ces cyclo-campeur(s) et leur offrir l’hospitalité.

Parce que c’est de cela qu’il s’agit. D’hospitalité et d’accueil, pour des gens qui, eux aussi, comme vous, apprécient de voyager à vélo et d’en profiter pour faire des rencontres.

Voici comment ça marche

Il vous suffit de créer un compte sur un site de la vélo-hospitalité ou de donner votre adresse pour une liste envoyée par courrier en indiquant ce que vous êtes prêt à offrir (douche, lit, coin pour la tente, repas, etc…), vos informations de contact et disponibilité et quelques infos sur votre région (possibilités d’hébergement, proximité d’un magasin de vélo, etc…).

Une fois votre adresse donnée et les informations complétées, vous pourrez accéder à la liste de tous ceux qui, comme vous, se réjouissent d’accueillir et surtout de partager quelques instants avec des vélo-voyageurs qui passent près de chez eux, à condition bien sûr d’avoir été prévenus à l’avance.

Où s’adresser pour ça?

Je ne sais pas s’il en existe d’autres, mais la liste principale que je connais qui offre ce service internationalement est la Warshowers list (liste de la vélo-hospitalité, avec une page en français), dont les membres viennent du monde entier (enfin, presque…). L’inscription y est gratuite.

Pour la Suisse, on a Velodach (en français Velogîtes), qui offre un service similaire sur notre territoire.

En Allemagne
vous la trouverez sur Dachgeber. En France c’est géré par la CCI, en Autriche Argus et en Grande-Bretagne vous trouverez ça sur Cycling with Neil.

Ce que j’en pense

Comme vous le savez, plus on est de fous, plus il y a de lits. Donc plus il y aura de membres, plus les possibilités d’hébergement seront nombreuses. Je vous invite donc à vous inscrire sur l’une (ou l’ensemble) de ces listes.

Accueillir ou être accueilli par des cyclo-voyageurs est une source d’enrichissement personnel, une forme d’entraide entre cyclistes et un excellent moyen de partager des expériences et de se raconter ses voyages. Ou de boire une bière ensemble.

Madame pierrequiroule et moi avons eu la chance grâce à la Warmshowers List d’être accueillis l’année passée à Glasgow par Colin qui a été d’une rare générosité.

Pour l’anecdote, on a grâce à lui voyagé tous les deux avec chacun deux brosses à dents. Celle qu’on avait emmenée de chez nous et celle qu’il nous a offerte à notre arrivée chez lui.

Crédit photo: Merci à Tom Gardner pour ses belles images sur Flickr

L’Ecosse à vélo, mais pas de fantômes en vue!

Panneaux indicateurs vélo écossais

Les vacances c’est comme une belle descente, c’est toujours trop court et à peine les a-t-on entamées qu’elles sont déjà terminées… pour ne laisser au final que les impressions ressenties et cette sensation grisante de liberté qui est tellement agréable. Mais finalement, c’est peut-être ça qui nous motive à pédaler encore et encore, pour aller d’une descente à l’autre…

L’Ecosse à vélo, c’est beau! (…surtout avec autant de soleil!)

Alors qu’on s’attendait à passer la moitié de nos vacances sous la pluie, la météo a choisi de nous surprendre et de nous offrir ce qu’elle a de meilleur pour notre séjour dans les Higlands. Ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, au contraire!

A part la pluie qui nous a fait faux bon, on a eu droit à tout ce qu’on connait de l’Ecosse, c’est-à-dire des Nessie dans tous les coins, des pubs chaleureux et animés, de la bonne bière, du Fish&Chips, des habitants aimables et sympas avec un accent délirant, des châteaux (mais pas le moindre fantôme), des vaches avec des coupes de hippies, des paysages somptueux, des Lochs en veux-tu en voilà, des cornemuses, des kilts avec ou sans slips dessous (je me suis pas amusé à vérifier) et j’en passe.

Ce qu’on connaît par contre peut-être moins de l’Ecosse c’est l’étroitesse de certaines de ses routes (du moins le long de la côte nord-ouest) et la forte pente de ses (très!) nombreuses montées et descentes, le peu de place pour les vélos dans ses trains, la force du vent qui arrive à nous souffler dessus de face quelque soit la direction qu’on emprunte, les agréables senteurs des nombreuses fleurs au bord de la route, le nombre d’endroits où l’on peut boire le thé et manger des gâteaux, la propreté des campings, le confort des Youth Hostels et surtout la férocité des midges!

Des monstres par millions!

Si il y a une chose que j’ai sous estimée avant de partir, c’est bien les midges. Les midges ce sont des petites mouches minuscules qui se délectent de notre sang et qui pullulent sur la côte ouest. Considérées isolément, elles sont innocentes, une chiquenaude et on les oublie. Mais le problème c’est qu’elles ne sont jamais seules. Elles adorent se retrouver pour se taper des festins et c’est en général en essaims de plusieurs millions qu’elles vous fondent dessus, le soir quand vous avez envie de manger tranquillement ou le matin quand vous sortez de la tente avec les yeux encore tout collés.

Contre ces bêtes il n’y a qu’une solution, il faut se préparer. Anti-moustique efficace (de préférence acheté sur place et adapté à ces petits monstres énervants), vêtements couvrants aux heures critiques et je ne saurais que trop vous conseiller l’achat d’un filet pour vous protéger le visage. Vu d’ici ça peut donner envie sourire (c’est l’effet que ça m’a fait) mais je vous assure que c’est un achat que vous ne regretterez pas. Heureusement que ces bestioles ne sévissent pas partout et pas tout le temps - elles disparaissent par exemple quand il y a du vent - parce que quand elles sont là, elles sont VRAIMENT là.

Mis à part les midges, le bilan de ces quinzes jours à vélo en Ecosse est plus que positif. C’est un pays qui se prête merveilleusement bien à la pratique du cyclotourisme, que ce soit avec une tente (comme nous), en auberges de jeunesse (le réseau est dense et certaines sont incroyables - je pense notamment à Carbisdale Castle) ou en Bed&Breakfast. Le seul regret étant le coût de la vie qui y est si élevé (parole de Suisse!), sinon je crois que j’y retournerais cet automne.

Note aux participants du concours

J’avais promis un tirage au sort à mon retour, je vais le faire, comme prévu. Je vais aussi envoyer les bons de réduction à tous ceux qui ont participé, laissez-moi juste le temps de reprendre pied et de régler le gros de mes affaires. C’est promis, dès que j’ai terminé tout ça je m’y atelle! C’est fait!

Deux semaines à vélo dans les Highlands

Loch Ecossais

Vive le vélo, vive les vacances, vive les vacances à vélo! Je pars demain pour les Highlands, deux semaines de vélo le long de la côte ouest de ce beau pays qu’est l’Ecosse. Autant vous dire que je me réjouis!

Je vous raconterai notre périple à mon retour et j’essaierai même de vous faire un album photo, comme je dois d’ailleurs en faire de mes autres voyages. Vos e-mails me demandant des photos sont nombreux, je vais donc faire un effort de ce côté-là.

Le shop reste accessible pendant mon absence, ne vous gênez pas, la clé est sous le paillasson. Faites comme chez vous, entrez et commandez-vous des t-shirts. Par contre, la livraison de vos commandes ne sera faite qu’à partir du 18 juin, date de mon retour.

Note à ceux qui ont participé au concours:
Comme je l’ai écrit dans mon précédent billet, je vous enverrai vos bons pour le rabais après mes vacances, je n’ai pas trouvé le temps de m’en occuper. Alors attendez peut-être jusque-là pour passer vos commandes…

Je profite de ce billet pour vous remercier, tous qui lisez ce blog, que ce soit régulièrement, occasionnellement ou même accidentellement. Vous êtes nombreux, je dirais même étonnement nombreux. Merci Google de m’envoyer tant de monde :-)

Crédit Photo:
Le magnifique paysage Ecossais ci-dessus a été photographié par Nicolas dont vous pouvez voir les nombreux voyages ici et ses photos sur Flickr là.

Why I ride - Prendre du recul et pédaler

Cycliste vue du ciel

Prendre de la hauteur ou de la distance, en ce moment j’en rêve… Heureusement que le voyage en Ecosse approche à grands tours de roue, ca va me faire du bien de pédaler et de vivre tout simplement pendant deux semaines!

A l’opposé, les participants de la dernière masse critique de Budapest, le 22 avril dernier, étaient loin de baigner dans le calme et la solitude puisque c’est 50′000 cyclistes qui se sont retrouvés pour rouler ensemble et établir, sans le vouloir, un record! A voir ici en photos et vidéo!

Alors que certains roulent pacifiquement pour montrer qu’ils existent et qu’ils comptent, d’autres s’obstinent encore à souhaiter nous écraser et nous éradiquer, à l’image de cet automobiliste qui a vu rouge parce qu’un cycliste s’est arrêté devant lui à un feu devenu orange. L’ironie, c’est que les automobilistes se plaignent que les cyclistes ne respectent pas les feux. Mais finalement, c’est peut-être ce qu’il y a de plus sûr!

Aussi loin de nous mais plus constructive, l’exposition “Why I ride” (”Pourquoi je roule”) présente en différents lieux de New York du 3 mai au 3 juin les travaux d’artistes qui expriment par la peinture, la photographie, le dessin, la sculpture ou les installations la liberté et la mobilité qu’offre le vélo dans une métropole congestionnée.

Le point de vue de ces artistes étant que les interactions qui se créent avec le voisinage et les passants croisés alors que l’on roule - qu’elles soient sympatiques ou hostiles - sont de loin préférables à l’isolement provoqué par “l’auto-dépendace”. Exposition que je ne verrai malheureusement pas mais dont je pourrai télécharger ici le catalogue pour me consoler…

Bon week-end à vous toutes et tous.

PS: Aïe, j’ai failli oublier de vous inviter à visiter Paris à vélo depuis chez vous. Eh oui, c’est possible! Et en plus vous serez bien accompagnés!

Vos conseils pour un voyage en Ecosse

Je prépare actuellement un voyage à vélo de deux semaines en Ecosse pour le mois de juin prochain. J’ai l’intention d’emmener une tente et de quoi cuisiner, mais je pense que je vais profiter de temps à autre d’une des nombreuses auberges de jeunesse disponibles là-bas, en particulier si le temps est trop mauvais, histoire de se réchauffer un peu de temps à autre.

Je pense que je vais concentrer mon périple dans la région des Highlands, celle-ci étant décrite comme la plus sauvage du pays. J’ai l’intention de m’écarter des grands axes et profiter des beautés de la côte ouest et des charmes de la nature écossaise et de ses habitants.

Ca va me changer de la Thaïlande, n’est-ce pas? ;-)

Y-a-t’il quelqu’un parmis vous qui soit déjà allé au pays des fantômes et qui puisse me donner quelques conseils? Je serais très heureux si vous pouviez me donner des infos pour planifier mon itinéraire et surtout si vous me racontiez ce que vous, vous avez vécu là-bas.

Je me pose des questions concernant la météo, les midges, les conditions de camping, la présence de points de ravitaillement (j’ai vécu une mauvaise expérience en Islande il y a quelques années), l’acheminement des vélos par avion et notamment les transbordements d’un aéroport à l’autre dans Londres, etc, etc…

Tout conseil sera apprécié!